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Les
Oeuvres du Monde
Philippe Ségalard peint des masques
comme une comédie de l'art. Un théâtre
qui met en scène des acteurs, lesquels organisent un
jeu de métamorphoses.
Ces travaux, présentent toujours une histoire
dans laquelle il est question de mouvement et peut-être d'écume,
d'armes, de rage ou de gémissement. Mais cette fureur
proche de l'abstraction informelle nous donne la loi de
ses joies : ciel, prières, mortels, bouleversements
de la terre et des mers.
Royauté de la couleur et de la matière, formes
indomptées, une mythologie des destins qui se
bâtissent chargés des dépouilles du monde.
Sans crainte on s'engage ici pour des années, construisant
les bornes des liens de toutes sortes, qui passent la
mort.
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Pierre Givodan Critique d’art.
(Art Point France)
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L’oeuvre
de Philippe Ségalard, peintre flambloyant, est chahutée, émaillée
de télescopages et de remblais matiéristes,
mais au moment où l’on croit verser dans l’abstraction
informelle, émerge une figure ou l’esquisse
d’une figure. Toutefois ce chaos demeure pourvu d’un
solide colonne vertébrale. |
Xavier Xuriguéra. Critique
d’art, écrivain.
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La
vie est donc appréhendée comme source et comme
aboutissement, le fait de peindre étant le mode de
navigation privilégié qui autorise et justifie
la traversée, qui dit le cours du temps et de l’être
dans cette course. L’œuvre raconte le tumulte
et la joie de cette avancée, de cette recherche. Dans
le flux du temps de vivre, peindre devient, pour Philippe
Ségalard, ce geste qui épouse le flux de la
conscience en écho, en riposte parfois, geste toujours
au plus près du vertige d’exister et qui pourtant
avance dans le sens de son désir : glorifier
la vie. |
François Baillet
Texte de présentation de l’exposition de la
médiathèque Jacques Baumel de Rueil-Malmaison.
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